samedi 31 mars 2012

Sarah Hébert, portrait d'une fille de l'Océan


Elle a fait beaucoup parler d'elle ces derniers mois, et pour cause! Elle a tenté de traverser l'Atlantique sur une planche à voile grand public. Elle vient d'arriver en Guadeloupe, après 19 jours de navigation, dont 12 en planche. Un exploit jamais tenté sur une planche grand public.

Mais qui est réellement Sarah? A présent rentrée de Guadeloupe, des souvenirs plein la tête, nous allons à la rencontre de la jeune fille qui fait battre le cœur de nombreux supporters, de part et d'autre de l'Atlantique, et même partout dans le monde, partout où, comme elle, on croit aussi que quand on veut on peut, ou autrement dit "avec du cœur, tout est possible", puisque c'est là sa devise.

mercredi 28 mars 2012

Prévenir la cystite


Envie incessante de faire pipi, douleurs et contractions musculaires dans le bas-ventre, sensation de brûlure intense pendant et après le passage de l'urine, une femme sur deux a connu au moins une fois dans sa vie les symptômes de la cystite.
Pas toujours aussi violente, la cystite est l'un des principaux problèmes rencontrés par les femmes lors de la pratique de la voile, et peut-être aussi l'un des premiers à les faire renoncer à cette activité.




Ces infections urinaires peuvent avoir plusieurs causes:

- La principale est liée à la morphologie féminine: la faible longueur de l’urètre chez la femme favorise la contamination par les germes intestinaux et vaginaux qui peuvent rapidement migrer jusqu’à la vessie, malgré le “nettoyage” régulier réalisé par le passage de l’urine lors des mictions. Les femmes sont donc toutes spécifiquement exposées à ce risque.
- Autre cause: la modification de la flore bactérienne lors de rapports sexuels, ou de changements hormonaux, lors de la grossesse ou de la ménopause.
- Une hygiène pas assez ou trop rigoureuse: le déséquilibre de la flore peut être provoqué par une hygiène trop rigoureuse, telle que les douches vaginales, les savons trop agressifs ou les bains moussants. A l'inverse, la transpiration et la macération (dans des vêtements trop serrés et synthétiques) favorisent les contaminations par les germes.


Pourquoi les voileuses sont-elles plus touchées par ces problèmes?

Comme nous l'avons dit, l'urine a des propriétés nettoyantes et antibactériennes. Il est important d'uriner régulièrement et abondamment pour nettoyer l'urètre et empêcher la contamination des germes qui pourraient s'y insérer. Il faut donc pour cela boire beaucoup d'eau régulièrement.
Or, en bateau, on boit peu, et on urine peu. Combien d'entre-nous n'ont pas déjà hésité à boire beaucoup d'eau, en bateau, de peur de devoir aller trop souvent aux toilettes? Descendre dans le bateau, retirer harnais, ciré, pantalon, pour aller dans ces toilettes étroites et malodorantes pendant que le bateau gîte et tape sur les vagues? Ce n'est pas une perspective très réjouissante... et pourtant...
Lorsque l'on passe beaucoup de temps sur l'eau, en croisière ou en voile légère il est très important de pouvoir s'hydrater correctement, et de se permettre de faire pipi régulièrement. Ce n'est pas toujours facile lorsque la mer est mauvaise, ou si le bateau ne comporte pas de toilettes, ou encore lors d'un raid en voile légère, où tant de filles n'osent pas faire pipi dans la combi!

Si ça empire...

Il faut traiter rapidement, avant que l'infection n'atteigne les reins, car les conséquences peuvent être plus graves. Si la cystite s'accompagne de douleurs lombaires, de fièvre et de nausées, il faut consulter sans attendre! Attention, car la cystite n'apparaît pas systématiquement pour prévenir du danger de calculs rénaux, et les problèmes peuvent se déclarer spontanément au niveau des reins. Il est donc important de bien s'hydrater quel que soit le moment, les conditions, etc...
Si les cystites se répètent, elles peuvent masquer des troubles plus graves.
La plupart du temps bénigne chez la jeune femme, la cystite peut être plus grave chez l'homme, l'enfant, la femme âgée et la femme enceinte.
 

Précautions à prendre pour l'éviter

- Boire beaucoup d'eau (1,5 L par jo
ur) et ne pas hésiter à aller faire pipi (on évite aussi le mal de mer: rester des heures à se retenir peut aussi être une des causes du mal de mer).
En voile légère, ne pas hésiter à s'arrêter, se mettre à l'eau et uriner dans la combi: tant qu'elle n'est pas infectée, l'urine est stérile, et elle sera vite rincée par l'eau de mer. On rincera bien la combi à l'eau douce le soir même.
- Eviter alcool (vins blancs, champagne, bière) et certains plats épicés
- Uriner systématiquement après un rapport sexuel
- Effectuer une toilette intime une fois par jour avec de l'eau et un savon au ph neutre (maxi 2x/jour, et surtout pas de "douche vaginale"!)
- Eviter les sous-vêtements synthétiques et les pantalons moulants (la transpiration favorise la multiplication des germes), privilégier les sous-vêtements en coton.
- Changer de sous-vêtements tous les jours (ça va sans dire, mais sur de longues navigations ce n'est pas toujours évident...)
- Rincer son maillot de bain tous les soirs à l'eau claire (ainsi que la combi).

Comment se soigner?

Tout d'abord il faut continuer à boire énormément, car le passage de l'urine chasse en partie les bactéries responsables de l'infection. C'est également bien moins douloureux de faire pipi pour de vrai, que d'aller aux toilettes pour quelques gouttes seulement.

La cystite peut la plupart du temps être soignée par un antibiotique, mais il existe aussi des remèdes naturels, tels que le jus de canneberge (ou cranberry), qui, par une action directe sur les bactéries responsables de la cystite, les empêche de se fixer sur les parois de la vessie. Cette plante peut également être prise sous forme de compléments alimentaires, en prévention. L'acupuncture peut aussi avoir un effet, en particulier pour les personnes sensibles aux cystites à répétition.

Dans tous les cas il est préférable de consulter un médecin avant toute autre chose.



Claire G.

mardi 20 mars 2012

J'ai navigué sur... un Pogo 8.50

Quelques mots sur cette rubrique, avant tout:

Elle existe déjà dans la plupart des magazines de voile. Souvent écrite par des hommes, qui en font quelque chose de très technique, je ne sais pas si beaucoup de filles les lisent (bouh, ça y est, je refais des généralités...). En tout cas, moi, je trouve ça souvent indigeste, donc je ne les lis pas (sauf si vraiment, ça concerne un bateau qui m'intéresse). Mais d'ailleurs, peut-être que c'est juste parce que je les lis pas que je dis ça, si je les lis pas, je peux pas savoir...
L'idée est donc de transmettre des expériences, féminines, uniques, qui n'ont rien d'universel, mais qui pourront intéresser d'autres filles (j'espère). L'idée est que cette rubrique soit écrite par n'importe laquelle d'entre nous, qui souhaite partager une expérience sur un bateau, ou une planche à voile, ou n'importe quoi de flottant et naviguant, d'ailleurs...
Donc j'invite toutes celles qui naviguent ou ont navigué quel que soit le support (et quel que soit le niveau, le but n'est pas d'impressionner les autres en montrant qu'on est capable d'évaluer un bateau comme un pro...), et qui ont envie de partager leur expérience, à me contacter pour m'aider à remplir cette rubrique.

N'hésitez pas également, si vous avez aussi navigué sur ce bateau, à laisser des commentaires pour partager aussi votre expérience.

Le Pogo 8.50, quelques précisions

Créé en 1999 par le chantier Structures, à Sainte-Marine, Finistère. Il gagne la transquadra solo la même année entre le mains de Michel Mirabel. Sa commercialisation s'arrête en 2010, entre temps, plus de 180 unités ont été vendues. ("blabla" du site de Structures)
  • Longueur : 8.50m
  • Largeur max : 3.60m
  • Déplacement lège : 2.8t
  • Bi-safrans, insubmersible
  • 6 couchettes
  • Catégorie A
  • Grand voile : 26m²
  • Génois : 27m²
  • Spi maxi : 74m²
Comme au moment où j'ai fait cette croisière je n'avais pas prévu d'en faire un article, je n'ai pas pris de photos.... Celles qui sont ici proviennent d'autres sites, dont j'ai laissé la signature...

Ma nav:
Une croisière côtière d'une semaine (à thème "manœuvres" mais pas d'entraînement régate). Cinq personnes à bord, au mois d'avril, en Manche.
Une semaine où l'on a rencontré à peu près toutes les conditions de vent et de mer.

Mon avis sur le bateau:
Photo monvoilemag

Navigation 
C'est un bateau très stable, au près comme au portant. Il avance bien, est réactif et tout et tout.
Au près,  bien réglé, il se barre tout seul. Il gîte mais fend assez bien les vagues, et est assez stable. Après, ça peut dépendre du barreur et des équipiers, mais quand on navigue sur un bateau comme ça, on a envie d'être "au taquet" sur les réglages!
Au portant, sa carène "planante" lui permet d'aller très vite, on atteint facilement les 10 nœuds sous spi. Nous, on avait un spi symétrique, mais il existe aussi en asymétrique.
Le pont est super large et plat, qui permet une bonne aisance dans les déplacements pour les manœuvres.
Le cockpit est pratique pour naviguer en équipage réduit, mais pas très pratique pour s'asseoir à cinq lors d'un long bord en croisière. Mais au près, les équipiers sont au rappel, n'est-ce-pas? avec le petit rail de fargue dans les fesses (mais ça, sur tous les bateaux...) et au portant, il y a la place de chaque côté du cockpit.
Photo ouestbateaux

A la cape, le bateau garde beaucoup d'erre: on ne peut pas pousser la barre à fond, elle reste à 30° du tableau arrière (euh, à peu près, ce n'est sûrement pas une mesure exacte, mais vous voyez l'idée), et donc le bateau continue à avancer assez vite, il ne "décroche" pas.
Idem lorsqu'on essaie de s'arrêter voiles faseyantes, il reste léger et ne s'arrête jamais longtemps.

On a navigué dans toutes les conditions, mais c'était il y assez longtemps, et je ne me souviens pas du coup de détails concernant chaque condition dans laquelle on a navigué...




Vie à bord
Il faut le dire, ce n'est pas très confortable. Les varangues sont apparentes, il n'y pas de planchers, c'est un peu difficile de marcher. Mais au moins, on voit tout de suite s'il y a de l'eau dans les fonds.
La cuisine est très rudimentaire: des bidons d'eau amovibles, un ou deux feux voire pas du tout selon les modèles. Je e me souviens pas s'il y a un frigo mais j'en doute fort...
Il est plutôt fait pour la course, en équipage pas trop nombreux, mais on survit quand même largement, à cinq, pendant une semaine!
Peu d'intimité: pas de portes aux cabines, mais des rideaux (même pour les toilettes, alors quand on est la seule fille du bord, avec 4 mecs... ils prennent l'habitude d'aller discuter sur le pont, et puis voilà! De toute façon, on ne fait pas de mouillages le soir. Le davier est tout petit, (amovible et en option, apparemment, si l'on en croit l'association de Pogo 8.50-istes...) et il ne donne pas très envie de passer la nuit au mouillage... Il servira seulement pour un pique-nique le midi par temps calme...
Photo wanaboat
Je ne sais pas s'il y a une place prévue pour le radeau de survie, mais le nôtre avait été rajouté tout à l'arrière, à côté de l'échelle de bain, si bien qu'il était à moitié dans l'eau... pas top!


Bi-safrans
Ce bateau a deux safrans.
Pratiques au près dans la gîte, car le bateau reste très stable et manœuvrant, mais pas toujours au port:

le bateau doit avoir de l'erre pour pouvoir être manœuvré en marche avant ou arrière. (contrairement à un bateau ayant un seul safran, qui peut donner une impulsion rapide d'un côté ou de l'autre, lorsqu'on enclenche la marche avant et que l'hélice envoie l'eau directement sur la pelle de safran) 
C'est un coup à prendre, pour les demi-tours, mais il est très manœuvrable en marche arrière.



Bilan: 
Un très bon bateau, pour naviguer dans toutes les conditions, en équipage ou en solo. Clairement fait pour aller vite, pour la régate, et très agréable à barrer, manœuvrer, etc...
C'est quand même super de naviguer sur un bateau qui avance vraiment, et qui se manœuvre aussi bien. Si bien qu'on en oublie le confort rudimentaire du bord: on ne peut pas tout avoir non plus...
(et puis certains me rappelleront qu'il y a 25 ans, l'école de voile, c'était à cinq dans un Mousquetaire...) 



Claire G.

dimanche 18 mars 2012

Le Moteur in-board, partie 1

La mécanique, ce n'est pas votre truc? Le moteur vous fait peur? 
Rassurez-vous, ça se soigne!
Avec ces quelques explications, tout va devenir clair et limpide et le moteur in-board n'aura plus de secrets pour vous.
Fonctionnement, entretien, pannes possibles... ce gros dossier fera l'objet d'une publication en deux parties. N'hésitez pas à poser des questions en commentaire si quelque chose n'est pas clair!

Le moteur diesel, première partie

Le principe d'un moteur : créer un mouvement (rotatif) à partir d'une source d'énergie.
Vous le savez sans doute déjà, il y a plusieurs types de moteurs: les moteurs dits "à combustion interne" (les plus répandus, et ceux qui vont nous intéresser), mais aussi les moteurs électriques, les moteurs à air comprimé...
Parmi les moteurs à combustion interne: ceux qui fonctionnent à l'essence, et ceux qui fonctionnent au gasoil, autrement appelés moteurs Diesel (du nom  de l'ingénieur allemand Rudolf Diesel qui a mis au point son élaboration en 1897).
La principale différence réside dans la température à laquelle ces hydrocarbures brûlent: l'essence brûle à faible température, grâce à une étincelle créée par une "bougie d'allumage", tandis que le gasoil a besoin d'une température (ou une pression) très élevée pour brûler, sans recourir à l'allumage par une bougie.
Parmi les moteurs, vous entendrez parler de "2 temps" ou "4 temps". Cela ne nous intéressera pas pour l'instant, sachez seulement que le moteur diesel, qui est celui qui nous intéresse, fonctionne en quatre temps. Nous verrons plus tard de quoi il s'agit.


Les différentes pièces composant le moteur et leur utilité:



Les pièces principales:
Vue en 3D de l'intérieur du bloc moteur

- un bloc creux, composé de plusieurs trous appelés cylindres dans lesquels aura lieu la combustion.
- un axe central, appelé vilebrequin, qui transmet son mouvement rotatif à l'hélice par l'intermédiaire d'engrenages.
- des pistons, qui montent et descendent à l'intérieur des cylindres, et reliés au vilebrequin par la bielle qui transforme leur mouvement de haut en bas en mouvement rotatif.
- des soupapes, qui bouchent l'entrée et la sortie d'air, et qui s'ouvrent à intervalle régulière pour laisser entrer l'air ou sortir les fumées d'échappement.  On les appelle respectivement soupape d'admission et soupape d'échappement. Elles sont actionnées par les cames.
- un ou deux axes appelés arbres à cames.
- le tout baignant dans un fond d'huile, aidant à la lubrification, donc à limiter les frottements, donc à éviter la surchauffe!



Dessin de coupe d'un cylindre: les cames, soupapes, piston, bielle et vilebrequin en pleine action!

Ok, jusque là, ça va? Nous allons le voir en fonctionnement, tout va s'éclairer.


Fonctionnement du moteur diesel:
Les quatre temps du moteur diesel


Le moteur fonctionne en plusieurs étapes:

1.l'air entre dans le cylindre. C'est l'admission.

2. le piston remonte et comprime l'air: c'est la compression.

Le gasoil est vaporisé par l'injecteur à haute pression dans l'air comprimé.

3. Le mélange gasoil/ air atteint une très haute pression et une très haute température. Il s'enflamme: c'est la combustion. Immédiatement, la pression générée par cette petite explosion fait redescendre le piston: c'est la détente.

4. le piston remonte, et chasse du cylindre les gaz d'échappement: c'est l'échappement.


Pendant tout ce temps, le vilebrequin a fait deux tours. Ces quatre étapes (admission, compression, combustion/détente, échappement) sont ce qu'on appelle les quatre temps du moteur.




Vous savez tout!



Quelques détails supplémentaires....

IMPORTANT: L'injecteur et la bougie de préchauffage:

Comme nous l'avons dit, le moteur diesel n'a pas besoin d'étincelle pour faire brûler le gasoil. Il suffit d'injecter, à forte pression, une toute petite quantité de gasoil dans l'air comprimé. Le mélange comprimé montant à une température d'environ 600°C, le gasoil brûle spontanément.

Cependant, il peut arriver qu'un moteur diesel ait une bougie (c'est le cas pour la plupart). Elle ne sert pas à allumer, mais seulement à préchauffer l'air lorsque le moteur est encore froid, au démarrage.
Si le moteur est trop froid, l'air comprimé ne sera pas assez chaud pour que le gasoil brûle. La plupart des moteurs in-board en ont, c'est pour cela qu'on doit attendre quelques secondes avant de démarrer le moteur, en levant la petite manette de préchauffage (différent selon les modèles).
Sur le dessin la bougie de préchauffage n'apparaît pas, mais elle serait positionnée à côté de l'injecteur, afin de chauffer l'air dans la chambre de combustion.


(moins important) Le piston et ses segments:

Sur le piston, vous voyez trois traits horizontaux: ce sont les segments, de petits anneaux en métal qui raclent la paroi du cylindre et assurent l'étanchéité du piston. Ils ont chacun un rôle:
- le premier, le plus haut, est le segment coupe-feu. Il stoppe le feu de l'explosion et permet au piston de redescendre sous la pression.
- le deuxième est le segment d'étanchéité. Il stoppe les fuites de gaz passées à travers le coupe-feu.
- le troisième est appelé racleur: il racle l'huile sur la paroi du piston pour éviter qu'elle soit brûlée.


à suivre dans un prochain article:
- refroidissement, lubrification: les circuits du moteur
- pannes possibles
- entretien annuel




Claire G.

vendredi 16 mars 2012

Il flotte!

Hier matin, dans le port de Concarneau, c'était l'effervescence. Entre euphorie et solennité. Samantha Davies, que l'on ne présente plus, mettait à l'eau son nouveau bateau, Savéol, avec lequel elle repartira autour du monde à l'occasion du prochain Vendée Globe.
Aux côtés de Savéol, d’autres partenaires se sont fédérés autour projet et partageront l’aventure de Samantha, comme Mât de Misaine, Nextstage, Mobil-Home Rideau, Groupe Erget, Cyrus et FIP.
Mise à l'eau du 60' Savéol - Concarneau Port de Pêche - 15/03/2012 - Crédit : Windreport

Le bateau, acheté à Véolia à la fin de l'année 2011, était préparé soigneusement dans un chantier de Concarneau. A présent, il porte les couleurs et les tomates du nouveau partenaire de Sam,  et est fin prêt pour les premiers essais sur l'eau, et le début des entraînements.

"Bien que ma présence soit déjà confirmée depuis décembre au Vendée Globe, c’est vraiment en voyant mon beau bateau toucher l’eau ce matin que j’ai réalisé et que le projet a pris toute sa dimension. C’est vraiment un sentiment d’impatience, d’excitation et d’adrénaline qui commence  à couler dans mes veines !!!"

Bilou (Roland Jourdain), ancien skipper du bateau, était présent pour cette passation officielle, un brin de nostalgie dans les yeux.
A présent, le bateau va être amené à Port-la-Forêt, son port d'attache, et commencera à naviguer dès lundi. "J'ai trop hâte!" confie Sam.
Samantha, qui avait terminé son premier Vendée Globe à la 4e place, en 2009, espère bien finir sur le podium cette année.

plus d'infos: http://www.samdavies.com



Claire G.

mercredi 14 mars 2012

Des salopettes pour les nénettes

(oui, pardon , la rime est vraiment pourrie)

Si vous envisagez cette année de renouveler votre équipement, voici pour vous un petit aperçu de ce qui se fait à présent en matière de vêtement technique, spécifiquement pour nous, les femmes.
De plus en plus de marques s'y mettent, et même si parfois les couleurs laissent encore à désirer, on n'est plus obligées de s'habiller en taille XS de vêtement homme.

J'ai choisi de me concentrer sur les salopettes, car c'est là qu'il y a de réels enjeux, n'est-ce pas, et de réelles améliorations de notre confort... En ce qui concerne les vestes, elles pourront faire l'objet d'un prochain article si vous le souhaitez.
J'ai donc rassemblé ici quelques salopettes de quart, dédiées à différents types de navigations, qui nous permettront enfin de pouvoir quitter le port en toute sérénité (en ce qui concerne notre vessie, au moins)!

Comme je n'ai pas pu toutes les tester, j'invite celles qui l'ont fait à laisser un commentaire, afin de faire profiter de votre expérience les autres lectrices. C'est à travers ces échanges que cet article se révélera le plus utile, je pense...

J'ai donc sélectionné pour vous quatre marques, qui proposent des salopettes pour chaque type de navigation, et pour tous types de budget.


Sailing 4 Woman:
C'est la première marque à ne proposer que des vêtements spécifiquement féminins, et ils sont très adaptés à la morphologie féminine, ainsi qu'aux spécificités techniques de la voile.
Deux gammes, une pour la navigation côtière, appelée Artémis, l'autre pour la navigation hauturière, appelée Gaïa.

Artémis
Artémis
Pour la navigation côtière, eaux intérieures en compétition ou loisir. 
Salopette légère et respirable, étanchéité assurée en deux couches (1 couche extérieure en nylon très résistant à l’abrasion, aux UV, souple et ultra légère, et 1 membrane intermédiaire assurant l’étanchéité et la respiration). Doublure intérieure flottante en filet laissant passer l’humidité du corps et assurant la finition.
Epaules, dos, hanches et entrejambes en bi-stretch* pour une excellente liberté de mouvement. Système rabat épaules sur poitrine idéal. Sytème de convénience féminin "Drop Seat".

tailles: du XS au XL
coloris: blanc
prix: 195€


Gaïa


Gaïa
Pour la navigation hauturière en situation extrême et en courses Océaniques. Système de  trois couches assurant l'imperméabilité et la respiration et au tissu anti-abrasif à base de kevlar. Epaules, dos, hanches et entrejambes en bi-stretch pour une excellente liberté de mouvement. Système rabat épaules sur poitrine idéal. Système de convénience féminin "drop seat".

tailles: du XS au XL
coloris: bleu
 prix: 439,90€





 Musto:


BR2
BR2
Pour la navigation côtière, en loisir ou régates. Deux couches assurant l'imperméabilité et la respiration, bretelles réglables en velcro, système drop-seat par double zip permettant de rabattre le dos de la salopette. Genoux articulés pour faciliter les mouvements, et patchs résistants aux abrasions.

tailles: du XS au XL
coloris: noir, rouge
prix: 289€







MPX


MPX
Pour la navigation intensive hauturière.
Étanchéité et respiration assurées par le système trois couches Gore-Tex (garanti à vie). Protection remontant sur la poitrine, permettant de le porter sans veste. Genoux articulés, patchs résistants à l'usure et aux frottements. Système drop-seat identique à la précédente.

tailles: du XS au XL
coloris: blanc, rouge
prix: 415€






Gill:
OS2

OS2

Le pantalon OS2 est conçu pour la navigation côtière et en mer. Étanchéité et respiration assurées par un système de tissu laminé deux couches "trois points". Avec son design féminin, ce pantalon est doté du drop seat zippé.
Genoux articulés, panneaux résistants à l'abrasion, poches chauffe-mains en polaire.


tailles: du XS au XL
coloris: noir
prix: 210€








OS1


OS1
Conçue pour les pires conditions envisageables, la Salopette Femme OS1 est résistante, entièrement étanche et confortable pour traverser les océans. Avec une protection supplémentaire au niveau des genoux et des fessiers, des poches chauffe-mains doublées en polaire et une coupe drop-seat spécifiquement féminine. Etanchéité assurée par un système trois couches "5 points" (échelle de qualité de Gill).

tailles: du XS au XL
coloris: noir
prix: 300€








Tribord:

Chez Tribord, il n'y a que le pantalon de la gamme "intensive et/ou hauturière" qui ne soit adapté aux (petits) besoins des femmes... La salopette "côtière" n'a rien de plus qu'une salopette homme, si ce n'est la forme (ceintrée) et la taille, je ne la présente donc pas.
Pantalon CR900

Pantalon CR900
Conçu pour la pratiquante intensive de voile habitable en régate ou en navigation hauturière.
Imperméabilité assurée par un système de tissu laminé en trois couches, coupe-vent, déperlant, et respirant. Fessiers et genoux renforcés anti-chocs. Réglage à la ceinture et à la taille.
S'enfile et s'enlève très facilement.

tailles: du XS au XL
coloris: gris
prix: 129,90€








Allez, à vos commentaires! Dites-nous ce que vous avez essayé...


Claire G.

lundi 12 mars 2012

15 minutes de yoga par jour


sur la plage, sur le ponton, ou dans votre salon

Que l'on navigue ou pas, notre corps a besoin de s'étirer.
Dans un bateau, il est sans cesse sollicité, dans des positions inhabituelles, devant répondre aux mouvements incessants du bateau, qui le tassent. Si vous naviguez en planche ou en voile légère, vos muscles sont soumis à des efforts violents*.

Les quelques postures que je vais vous présenter sont difficiles à pratiquer directement sur le bateau, mais pourront l'être aisément sur un ponton ou sur la plage, ou encore dans votre salon, pas besoin d'attendre de naviguer pour profiter des bienfaits de la pratique yogique!

samedi 10 mars 2012

Anne Liardet pour l'égalité

Photo Didier Olivré
Le 8 mars, c'était la journée de la femme. Le 8 mars, Anne Liardet, première femme française à annoncer sa participation au Vendée Globe 2012, présentait son projet.

Un projet social, un projet unique, celui de courir sous les couleurs de l'égalité hommes-femmes. Un sujet délicat, dont elle parle avec beaucoup de justesse.

Avec son sourire franc et ses yeux pétillants, Anne convainc tout de suite. Son projet, elle y pense depuis plusieurs années. Elle est confiante, elle y croit, et nous aussi.


Une expérience douloureuse

En 2004, elle avait été la première navigatrice à courir le Vendée Globe sous les couleurs de Roxy. Mère célibataire, elle avait prouvé qu'une femme peut concilier vie de famille et carrière de marin au large. Son sponsor était content du résultat, et prêt à réitérer l'expérience. Mais avec une autre. Une plus jeune. "Ils m'ont virée parce que j'étais trop vieille. Ça ne me serait jamais arrivé si j'étais un garçon."
Tout est dit.
"Il n'y a pas que dans le milieu de la voile que les femmes se font marcher dessus pour de mauvaises raisons." ajoute-t-elle. Son combat n'est pas personnel, il est universel.
Mais attention, c'est un sujet délicat, qui peut devenir épineux. "Je ne veux pas que ça ait des couleurs agressives. Les choses ne peuvent se passer bien que s'il y a complicité entre les hommes et les femmes pour faire avancer le sujet."


Un projet collectif

Anne se bat pour l'égalité, mais pas toute seule. Le projet, elle l'a monté avec Françoise Morvan, présidente de la coordination française pour le lobby européen des femmes, une ONG qui travaille à promouvoir l'égalité dans tous les pays et sur tous les sujets. La voile, en particulier à travers des événements tels que le Vendée Globe, est un très bon vecteur pour faire passer des messages. Anne espère aussi parvenir à sensibiliser les enfants, beaucoup d'écoles suivant de près les aventures des marins lors de cette course au large.
Cette course, Anne l'a dans le sang. Avec passion, elle nous emmène avec elle à travers les souvenirs de son précédent Vendée Globe, en 2004-2005. "Ce qu'il reste d'une course pareille, c'est beaucoup d'images, c'est de la magie, le plaisir d'être en mer. [...] Sur un bateau, c'est l'endroit où j'ai le plus confiance en moi au monde. Sur ce Vendée-là, j'ai eu la confirmation que c'était vraiment mon univers."


Qui cherche des partenaires "socio-responsables"

Mais Anne n'a pas encore tout le financement pour sa course. Son projet devra être porté par une dizaine d'entreprises, associations ou collectivités mécènes, qui s'engageront fortement pour promouvoir les valeurs de l'égalité autour du monde. Le budget total s'élève à 2 500 000 euros. Pour les dix entreprises ou institutions "socio-responsables", cela reviendrait à 250 000 euros pour deux ans, soit 125 000 euros par ans, moins que le financement d'un figaro.
"Il est évident que j'aurai un déficit de préparation par rapport à ceux qui naviguent depuis des mois et qui ont déjà leur bateau." Mais elle reste confiante, et ne doute pas de la réussite de ce projet. Anne croit en son projet, et le portera jusqu'au bout. "C'est une de mes fiertés, c'est que j'ai toujours ramené mes bateaux au port. Pour un marin, c'est quelque chose de super important."
A bon entendeur...



Claire G.

Vendée Globe 2012: Trois filles dans la course



Liz Wardley révélera le 9 mars son sponsor et son bateau pour le prochain Vendée Globe. C'est la 2e femme à annoncer sa participation, après Sam Davies, sponsorisée cette année par Savéol (eh oui, Roxy, c'est fini!)

Originaire de Papouasie - Nouvelle-Guinée, elle a été vice-championne du monde de Hobie Cat en 1998, et a déjà effectué un tour du monde à bord d'Amer Sports Too, en 2001-2002 pour la Volvo Ocean Race. En 2002, elle a construit un proto Mini 6,50 en Nouvelle-Zélande, puis participé à plusieurs saisons en Figaro. « Etre au départ du Vendée Globe cette année est génial et inattendu. Je cherchais des sponsors pour une transat en pirogue, et finalement je trouve un partenaire pour trois saisons et j’intègre une équipe qui me permettra de me préparer dans les meilleures conditions. Dire que le Vendée Globe est un rêve d’enfant serait exagéré, car j’ai commencé à naviguer en Australie où cette course est moins connue. Mais depuis que je vis en France et que je cours en solitaire, le Vendée est devenu un objectif. Maintenant j’ai hâte de m’entraîner sur l’eau. Je prendrai le départ de ce Vendée Globe en compétitrice, avec l’objectif premier de finir, préalable à tout résultat. »

jeudi 8 mars 2012

Recycler sa combi: le défi de Neocombine


Neocombine est une association à but non lucratif qui regroupe des surfeurs, designers et des bénévoles, amoureux de la mer et préoccupés par l'environnement, et qui ont décidé d'agir localement en recyclant les combinaisons en néoprène.
"Nous récupérons les vieilles combis des clubs et de nos amis. C'est une façon de rencontrer des gens qui ont le même état d'esprit."


Comme l'explique Sandrine Muller, l'initiatrice du projet, le néoprène à l'heure actuelle n'est pas recyclé, contrairement aux plastiques et aux pneus. Pourtant, il est composé de caoutchouc synthétique au même titre que les pneus. Il contient du carbone et du chlore. Son incinération dégage du monoxyde de carbone et des fumées hautement toxiques.


"L’objectif de Néocombine est de faire comprendre aux gens qu’il est nécessaire d’avoir une démarche globale et cohérente en tant que « consommateur », au sens large. La pratique de sports nautiques n’est pas dépourvue de conséquences sur l’environnement, et il est grand temps d’en prendre conscience."
L'association se propose donc de récupérer ces vieilles combis, et de les transformer, tout en limitant l'impact écologique, en les traitant avec un anti-bactérien biodégradable, puis en les faisant sécher au soleil (pas besoin d'électricité), pour ensuite les découper en petites bandelettes, qui seront à leur tour imprimées (avec une encre à base d'eau), puis cousues à la main, pour en faire de jolis bracelets colorés.
Il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts, de toutes les couleurs, à poids ou à motifs, agrémentés de coquillages ou de sequins...

 



Plus d'infos:
http://neocombine.com/








Claire G.

mardi 6 mars 2012

Sarah Hébert, c'est fini "pour cette fois"...

Photo Pierre Bouras
Bon, un petit article qui n'était pas prévu au programme (parce que quand même, un magazine papier peut se permettre de relayer les infos de façon mensuelle, il n'a pas le choix, mais un blog, j'aurais l'air maline à donner les infos dans un mois quand tout le monde les aurait déjà eues...)

Sarah Hébert, dont un "portrait" est prévu ce mois-ci, qui était partie le 22 février de Dakar pour sa traversée de l'Atlantique sur une planche à voile grand public, a décidé ce matin, après une dernière tentative de départ, mais à bout de forces, de mettre fin à son aventure "pour cette fois". Elle avait déjà parcouru presque un tiers de la distance qui la séparait au moment du départ de Saint François en Guadeloupe, dans des conditions plutôt difficiles, voire carrément extrêmes.

Ce weekend, elle a du faire face à des conditions de mer et de vent très difficiles, notamment une mer croisée, et une houle de 3 à 5 mètres, ainsi qu'un vent entre 20 et 30 nœuds, orienté à l'Est, l'obligeant à naviguer à une allure plutôt difficile en planche à voile et avec cette mer, pour pouvoir faire une route la plus directe possible.
Ne pouvant se reposer correctement la nuit, le sommeil perturbé à cause de ces mêmes conditions météo, la fatigue s'accumule et les journées de navigation sont de plus en plus difficiles.

Elle a supporté les douleurs multiples (bras, genoux, dos) avec force et combativité, mais dimanche, son corps lui a envoyé une alerte: prise de vertiges, à la limite de perdre connaissance, avec des symptômes de représentation spatiale altérée, elle a immédiatement demandé au bateau de venir la rejoindre.
Photo Pierre Bouras

Après une consultation téléphonique avec son staff médical, il s'est avéré qu'elle souffre d'anémie. Un manque de fer qu'il n'est pas possible de compenser à bord. Sans un traitement médical, une alimentation équilibrée et un sommeil réparateur, elle ne pourra pas reprendre les forces qui lui seraient nécessaire à la poursuite de son défi.

Elle finira donc la traversée à bord du Neptune's Car, son bateau accompagnateur, qui compte arriver autour du 11 mars à Saint François.

« L'aventure est belle, dure mais magique. Je ne regrette rien. Tout ce que j'ai vécu avant d'être sur cet océan et pendant la traversée est incroyable. Cela restera à jamais gravé en moi. Je ferai l’analyse de tout ceci une fois reposée, mais je sais déjà que ni ma préparation, ni mon matériel, ni le cœur que j’ai mis à l’ouvrage ne peuvent être remis en question. Il faut parfois simplement accepter ses limites, celle du corps qui dit stop, pour s’éviter le pire. Même si j’accuse le coup, je ne vois que le meilleur pour le moment. J’ai appris sur moi, sur l’Océan et le grand large et toute cette expérience me sera utile à l’avenir pour relever de nouveaux défis » a-t-elle confié par téléphone à son équipe à terre.

Beaucoup de courage, et de persévérance, on félicite Sarah pour ce qu'elle a déjà accompli, et on lui souhaite un bon rétablissement!



 
Claire G.

Women's Cup en J80




Cette première régate 100% féminine, 100% solidaire, tenait sa seconde édition les 3 et 4 mars à Pornichet, sur des J80 mis à disposition par l'APCC voile sportive le CNBPP et le Club Nautique de Pornic. . Cette régate était organisée à l'occasion de la journée de la femme, au profit de l'ONG Plan, dont l'ambassadrice n'est autre que Samantha Davies, et sa campagne "Because I Am A Girl", pour défendre les droits des filles dans le monde.


Vingt-huit équipages entièrement féminins étaient inscrits pour cette course, parmi lesquels des sportives telles que Sam Davies, Julie Bossard, Anne-Claire Le Berre, et des régatières de l'APCC comme Catherine Lepesant ou Christelle Philippe. Toutes venues de disciplines différentes (course au large, match race, et même voile légère), professionnelles ou amatrices, elles se sont confrontées sur le même plan d'eau et des bateaux identiques, dans une ambiance conviviale et sportive aux couleurs fushia de "Because I Am A Girl".

Samedi, deux manches ont été courues pour chaque poule, sous le soleil et avec un vent de sud-ouest mollissant de 14 à 9 noeuds. En fin d'après-midi, et au vu des prévisions météo défavorables du lendemain, les organisateurs lancent une dernière manche pour les rond or et rond argent, afin d'assurer tout de même un classement. Dimanche, comme cela était prévisible, les manches ont été annulées, en raison des mauvaises conditions météo, et la remise des prix avancée à 14h30.


Les régatières de l'APCC, naviguant "à domicile", ont eu l'avantage, et se sont classées 1eres pour l'équipage de Christelle Philippe et 5eme pour celui de Catherine Lepesant. L'équipage de Samantha Davies, ayant été disqualifié lors de la première manche qui partait sous pavillon noir (après un premier rappel général), doit se contenter de la 16e place.

Le podium:

1e. Fifa Girls: Christelle Philippe (APCC) – Gaëlle Raymondi – Amélie Sadoc – Céline Devaux, Marie Noesmoen
2e. La Galerne – Chika Breizh: Anne-Claire Le Berre – Alice Ponsar – Myrtille Ponge – Luce Molinier – Moana Trancart
3e. Princesses de Bretagne: Julie Bossard – Elodie Creac’h – Nolwenn Combeaux - Pauline Courtois – Elodie Fauve – Pauline Chalaux

Par ailleurs, la soirée des équipages a donné lieu à une table ronde sur le thème des femmes dans l'univers de la voile, animée par Sylvie de Ligondès, Bénédicte et Sylvie Viant, héroïnes de Sam à ses débuts. Les filles ont pu partager leurs plus grands moments de voile avec humour et émotion. Des bénévoles de PLAN étaient là également pour parler du parrainage des petites filles et raconter leurs aventures. Tous ces récits ont permis de faire découvrir le programme BIAAG et aura probablement suscité chez les participantes des envies de parrainage.







Claire G.

dimanche 4 mars 2012

Festival Photo de Mer


La 8e édition du festival Photo de Mer débutera à Vannes le 6 avril 2012, pour une durée d'un mois.
Depuis 2003, des photographes de renommée internationale se succèdent pour faire découvrir leurs œuvres au public de ce festival. 

Des expositions dans toute la ville, des jardins aux édifices emblématiques du patrimoine vannetais, les visiteurs auront la possibilité de découvrir pendant un mois la richesse et l'émotion de la photographie marine, à travers les oeuvres de photographes venus du monde entier.










Au programme:


Teahupoo, Tim McKenna
Actualités de la mer 2011-2012 SIPA Press
Lunaire Patrick Tourneboeuf
Port de Douala, Cameroun Alain Willaume
Atlantiques Olivier Culmann
Îles Féroé Gilles Coulon
Cargos Consuelo Le Mire
Koh Lanta - Urak Lawoi Eric Prinvault
(Lauréat de la Bourse Professionnelle 2011)

Vues sur mer 1930 - 1970 Pierre Jamet
Teahupoo Tim McKenna

Les Ecorchés
Christophe Martinez
Entre les lignes
Sam Dougados
Entre deux mondes
Denis Bourges / Tendance Floue
 L’ethnologie amoureuse Paul-Emile Victor
66°N, 1936

Un des bouts du monde Vasantha Yogananthan 

Programmation officielle sous réserve de modifications


Olivier Culmann, Tendance Floue, Atlantiques



Infos pratiques:

Du vendredi 6 avril au dimanche 6 mai 2012. 

Le festival sera ouvert au public tous les jours, de 10h à 19h, et en nocturne sur les rives du port et dans les jardins des remparts.

Entrée libre.



Plus d'infos www.photodemer.fr




Claire G.

vendredi 2 mars 2012

La Solidaire du Chocolat


Miam! Ce nom sonne comme une appétissante course à la rencontre des saveurs... Qu'est-ce donc?
Bien plus qu'une course. Cet événement, deuxième du nom, a pour but de favoriser les échanges entre des publics d'horizons différents, autour d'une course au large, d'un festival de musique, et de nombreux autres événements, le tout dédié à l'intérêt solidaire.

La course
photo de Bruno Bouvry

Cette course transatlantique rassemble une vingtaine d'équipages, qui navigueront en double sur des Class 40, depuis Saint Nazaire jusqu'à Progreso, port de pêche de 45000 habitants au Mexique. "Du golfe de Gascogne au golfe du Mexique, ce parcours transocéanique est l’un des plus longs et des plus diffciles." assure Bernard Duval, directeur de la course. "Le parcours est laissé libre entre Saint-Nazaire et l’arc antillais, avec néanmoins la possibilité de laisser l’île de Madère à tribord sur une route sud qui tienne compte d’une éventuelle circulation au nord d’un fort système dépressionnaire." Les participants devront néanmoins se rassembler au passage de la porte de Saint-Barthélémy, où sera effectué un pointage officiel, avant de se lancer dans le sprint final de la mer des Caraïbes.

Ce parcours, l'un des plus longs en transat, retrace celui des premiers bateaux affrétés au XIXe siècle pour le commerce de cacao. Les bateaux devront donc parcourir environ 5000 milles, dont 1500 dans la mer des Caraïbes, avant d'atteindre le Yucatán.

Solidarité

La "recette" solidaire: pour chaque équipage engagé, une entreprise mécène finance une association* à hauteur de 25000 euros, pour un projet labellisé "Solidaire du Chocolat".
exemple de projet financé: l'association "Chirurgie Cardiaque" permet à des enfants de pays défavorisés atteints de grave maladie cardiaque de se faire opérer en France. Soutenue par Initiative, sponsor de Tanguy De Lamotte, vainqueur de la première édition qui remet son titre en jeu cette année.

Le Festival de musique

L'association Musique à Bord organise un festival, qui aura lieu du 1er au 3 mars sur l'île de Nantes, et crée et diffuse à cette occasion, un album original, Sur la Mer, composé par le trompettiste Alex Tassel, et enregistré en janvier 2012 avec la participation de l'orchestre philharmonique de Mexico.

Programme du festival:

Alex Tassel invite David Sanchez, André Manoukian et Elina Duni
La Fabrique /// Jeudi 1er mars - 21h
The Volunteered Slaves Song & Fred Wesley & Friends 
La Fabrique /// Vendredi 2 mars - 21h 
Sanseverino 
La Fabrique /// Samedi 3 mars - 15h20 
Sylvain Beuf / Laurent de Wilde
Yael Naim & David Donatien
Manu Katché / Sanseverino / China Moses

La Fabrique /// Samedi 3 mars - 21h

Et aussi, les Club de Minuit…
Pour tous amateurs et inconditionnels de musique gourmande, la Solidaire du Chocolat donne rendez-vous au Club de Minuit dans le Magic Mirror. Au menu chaque jour : boeuf musical concocté par les plus grands chefs du festival!

A terre

Animations autour de la solidarité internationale, le Mexique, le chocolat. Marché d'artisanat et de commerce équitable.
En parallèle, le département Loire Atlantique met en place pour ses jeunes des programmes pédagogiques solidaires.

Plus d'infos sur http://www.lasolidaireduchocolat.com


Arrivée des vainqueurs en 2009, photo Bruno Bouvry


*association reconnue d'intérêt général ou d'utilité publique.



Claire G.

jeudi 1 mars 2012

Mars, et c'est parti!!!

Eh oui, l'hiver touche à sa fin... Climatiquement peut-être pas, il a généralement tendance à ne pas se laisser oublier si vite, mais la "saison" reprend doucement pour certaines d'entre nous, et puis surtout.... après un long mois d'attente, de lassitude, de déprime hivernale, de crise sociale, politique, économique, etc... enfin, c'est le moment!
Voileuse Mag débute son tout premier mois, son tout premier numéro! 
Avec un peu de trac, en attendant vos réactions. Avec un peu de pression, aussi, après ces encouragements et cette longue attente que je vous ai fait subir. Pas intérêt à vous décevoir. Avec un peu d'hésitation, de balbutiements pour ce petit numéro qui n'a pas bénéficié de beaucoup de participations, mais qui a survécu à cet hiver tristoune, se tient quand même fort, devant vous, prêt à recevoir vos regards, vos critiques, vos sourires... Advienne que pourra!

Merci, donc, à celles et ceux qui ont participé, et grâce à qui ce premier numéro peut voir le jour!
Le mois qui nous attend est donc celui du nouveau et du renouveau, de la reprise d'activité dans les écoles de voile et chez tous les professionnels du nautisme, les bateaux qu'on remet à l'eau, qu'on carène, qu'on prépare, les voiles commandées pour l'été, etc...

La reprise des activités sportives, aussi, et ça commence fort ce mois-ci avec plusieurs événements en Vendée, la Women's Cup, deuxième édition de cette régate 100% féminine, et puis le départ de la transat Solidaire du Chocolat - quoi? du chocolat?! ah c'est bien un truc de filles ça encore! - euh, non, tout le monde peut aimer le chocolat! Je sens que vous avez hâte d'en savoir plus!

Je ne vous fait pas plus attendre et vous livre dès à présent quelques lignes du programme de ce mois de mars (mais pas tout quand même, il faut garder un peu de suspense), que vous attendez si impatiemment depuis plus d'un mois!

Vous aurez le plaisir de découvrir la star du mois, Sarah, qui, équipée d'un défibrillateur cardiaque, brave vents et marées sur sa petite planche de slalom pour traverser l'Atlantique. Avant d'investir pour cette nouvelle saison, un petit comparatif des équipements de mer conçus spécialement pour les femmes, et vous découvrirez également une association qui fabrique des bracelets à partir de vieilles combis recyclées, et pour finir (mais ce n'est pas tout, don't worry!), vous comprendrez enfin comment fonctionne le moteur diesel, celui qui est au fond du bateau, et qui sert, des fois, dans la pétole...

Enfin, je répète le message, celles qui veulent apporter leur petite touche à ce magazine sont vraiment les bienvenues, nous avons besoin de collaborations!

Claire
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