jeudi 27 septembre 2012

Changer un passe-coque

Bon, je vais commencer tout de suite par vous parler de quelque chose qui n'intéresse personne... Disons qu'à mon avis cet article n'intéressera qu'un demi pourcent de mes chères lectrices, mais ce n'est pas grave. Au moins, quand vous aurez besoin de changer un passe-coque, même si vous pensez que jamais ô grand jamais ça ne vous arrivera, qui sait? Vous saurez où aller chercher l'explication, au moins!

Parce que, si vous faites partie, comme moi, de celles qui ne se sont jamais imaginé qu'un passe-coque puisse être quelque chose de physiquement matériel, je veux dire, autre qu'un simple "trou dans la coque" (oui, c'est un peu ce qu'on nous explique, à l'école: passe-coque = trou dans la coque... mais qu'il y ait un bout de plastique ou de métal (c'est au choix) auquel on ait donné une forme particulière pour qu'il comble (ouais, fin, pas complètement non plus) ce trou, jamais je ne me l'étais imaginé...), l'épreuve peut être de taille.

Que vais-je devenir...?

Je crois que je passe plus de temps sur ce blog à parler de comment il va être qu'à le remplir réellement... 
En même temps, je reviens de plus de trois mois d'absence, ce n'est pas sans mériter une explication...

Je crois que j'ai été un peu trop ambitieuse. Dans un sens, le projet de magazine de voile féminin a eu beaucoup d'échos positifs, et tout en me confortant dans mon idée, ça a été une très agréable récompense de mon travail. Merci, donc.
Seulement, je ne peux pas porter ça toute seule à bout de mes petits bras. Je le savais, d'ailleurs, puisque je n'ai cessé de lancer des appels à qui voulait bien m'aider, qui se sentait assez intéressée et motivée par le projet...
Mais sans doute trop occupées, pas assez sûres de vous, ou quoi que vous soyez d'autres, vous n'avez pas pu répondre à mon appel. Ce n'est pas grave, je ne vous en veux pas. Mais ne m'en veuillez pas non plus de ne pouvoir continuer ce "magazine" à la seule force de mes petites mains.
Un magazine ne se fait pas en un jour, ni avec un seul rédacteur. Il faut du temps, pour que les idées germent, et des voix multiples et variées pour qu'il puissent représenter un assez grand nombre de personnes, pour que la majorité de son public se sente concerné. Moi, je ne suis qu'une toute petite voix, et je vous remercie déjà de m'avoir écouté.

Que faire, alors, quand on est seule?


Ben, un blog.

Un blog, c'est même par là que j'ai commencé, puisque techniquement, Voileuse Mag en est un!

Blog, il est, blog, il restera. Ainsi soit-il.
Amen.

Ahem, je m'égare...

Au diable, donc, les éditoriaux; au diable la "ligne éditoriale" (quelle qu'elle soit, je ne sais même pas ce que ça veut dire); au diable les rubriques organisées chaque mois (je crois que c'est ça, non?); au diable les articles écrits de façon tellement neutre qu'on ne sait même pas qui les a écrit! A partir de maintenant, c'est moi qui écris, c'est moi qui décide, c'est moi qui donne mon avis (ou pas).
Bon, ça fait un peu égocentrique, mais ne vous inquiétez pas, je ne vous ferai pas de mal.

Donc les filles, vous êtes toutes invitées dans mon petit salon où l'on discute de voile, puisque c'est un peu ce qui nous rassemble, mais pas seulement: aussi de tous les autres sujets dont on peut avoir envie de parler! et puis voilà!




mercredi 4 juillet 2012

Le moteur in-board, partie 2


Voici donc la deuxième partie de l'article expliquant le moteur in-board. Dans la première, nous avons vu comment fonctionne un moteur diesel, et comment il transforme une source d'énergie, le gasoil, en mouvement rotatif.
Cette fois-ci, nous allons voir comment le moteur est refroidi, lubrifié, et nous verrons ensuite d'où peuvent survenir la plupart des pannes courantes.



lundi 25 juin 2012

Une longue absence...

Bonjour à toutes et tous,

Après une longue pause, pour laquelle je vous prie de m'excuser, je me relance dans quelques articles...
Le travail, les obligations diverses et variées ne m'ont pas permis d'écrire beaucoup d'articles depuis le dernier paru, et m'ont un peu découragée... Je vais essayer de m'y remettre à un rythme plus doux, en me fixant l'objectif d'écrire un article par semaine, ce qui devrait être raisonnable...
D'autant que j'en ai certains qui sont entamés mais pas terminés, et qui attendent sagement dans leur petit dossier...
Je ne me risquerai plus non plus à vous parler du "programme" de chaque mois, on a bien vu comment ça finissait... Vous attendez impatiemment l'article promis, et puis pof, il n'arrive jamais!
Donc maintenant, c'est au jour le jour, ou plutôt à la semaine, même si bien sûr les articles promis finiront bien un jour par arriver!
Allez, je ne vous embête pas plus et vous envoie dès maintenant le premier article du mois, de la semaine, de ce que vous voulez!



Claire

lundi 7 mai 2012

L'Amant de Patagonie, Isabelle Autissier

Isabelle Autissier publie ce mois-ci son second roman, mais déjà son cinquième livre, aux éditions Grasset.
L'amant de Patagonie, Isabelle Autissier, Grasset, Littérature Française, 304 p., 9782246783619Première femme à boucler un tour du monde en course en solitaire, Isabelle Autisser est surtout connue dans le monde de la voile comme navigatrice, jusqu'en 1999 où son bateau chavire à 25 noeuds, puis reste à l'envers, au cours de la course Around Alone. Sauvée par Giovanni Soldini, elle décide ensuite d'abandonner la course en solitaire. Elle n'en est pas moins un véritable écrivain: elle est l'auteur, chez Grasset, d'une biographie de Kerguelen (2004), de Salut au Grand Sud (coécrit avec Erik Orsenna, 2006), de Versant Océan, avec l'alpiniste Lionel Daudet (2008), et d'un roman remarqué : Seule la mer s'en souviendra (2009). Elle est également présidente de la branche française du WWF depuis 2009.

1880, Ouchouaya, Patagonie. En cette période d'évangélisation du Nouveau Monde, Emily, orpheline écossaise, est envoyée en Patagonie en tant que «gouvernante» des enfants du Révérend. Quelle étrangeté soudaine ! Elle qui ne sait rien de la vie découvre à la fois la beauté sauvage du détroit de Beagle, l'alliance des gris, bleus, verts et blancs, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l'âpre splendeur des peuples de l'eau et des peuples de la forêt, les baleines et les orques, au bout du Monde. La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre aussi un autre peuple, les Yamana, parmi lequel elle fait la connaissance du jeune Aneki, dont elle tombe amoureuse. Alors, sa vie trop sage bascule. Réprouvée, en marge des codes et des lois de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Anaki et croit vivre une passion de femme libre. Jusqu'au drame. Peut-on faire table rase de ses origines ? Doit-on s'oublier pour renaître dans la peau d'une autre ? Une magicienne ou une étrangère ?



Un voyage aux confins du Nouveau Monde, où les civilisations se rencontrent, s'observent, se confrontent, tentent tant bien que mal de vivre avec ou malgré l'autre... Une histoire d'amour non-conventionnel, au-delà des normes et des carcans de l'époque, entre deux êtres qui apprennent à se connaître et se découvre dans leur plus simple humanité.
Mais comme tous les écrivains le savent, le véritable amour est antisocial. Les deux amants maudits devront en faire les frais.
L'auteur nous emmène dans la nature sauvage, parmi les peuples de ces terres hostiles, vivre une aventure prenante.
Seul bémol, la fin est un peu longue... (enfin, c'est mon avis...)

dimanche 29 avril 2012

Faire son pain

Ah, la bonne odeur du pain tout chaud qui sort du four!...

A la maison ou en mer, rien de plus simple que de faire du pain. Même sans four, il existe des solutions.
Et puis d'abord, faire du pain, ça fait du bien. Ne me demandez pas pourquoi, mais à chaque fois que l'on a un petit coup de mou, se concentrer sur cette activité productrice et manuelle redonne le moral. Malaxer, c'est un peu comme masser. On entre en fusion avec son pain, on l'aime, on le tord, on le frappe, on l'étire, on le caresse... On y met toute son énergie, et on oublie ses soucis.
Et en plus, après, on se régale.

mercredi 25 avril 2012

Liz Wardley, un projet qui tombe à l'eau...


© Barbara Bernard / La Septième Vague


La jeune Anglaise avait annoncé le 9 mars sa participation officielle au Vendée Globe, soutenue par un sponsor révélé à la même occasion:  VHtec, une marque de vêtements de mer techniques qui devait sortir en septembre.

Mais voilà, le rêve a viré au cauchemar. Liz, qui n'avait rien demandé, alors qu'elle se préparait à une traversée de l'Atlantique en pirogue, s'était vue proposer en décembre cette opportunité de participer au Vendée Globe 2012. Très vite, les contrats étaient signés, la pirogue laissée de côté.

Et voilà que quatre mois après, elle est contrainte à renoncer à ce rêve. Son sponsor l'a lâchée. Malgré les contrats signés, les conférences de presses, les annonces publiques, le sponsor n'a pas tenu ses engagements: il n'a jamais versé d'argent, et Liz n'a pas de bateau.

"Déjà lors de cette conférence de presse, j’avais de très sérieux doutes sur la crédibilité du projet. Cela faisait deux mois que Sensation Sailing Team attendait, en vain, les premiers versements financiers pour confirmer l’acquisition du bateau. A chaque fois, le représentant du sponsor avait une bonne excuse pour justifier le retard."

Liz Wardley a donc été contrainte de résilier le contrat, et se retrouve maintenant sans rien.  "En décembre dernier, avant que toute cette histoire commence, j’étais à fond sur mon projet de traversée de l’Atlantique en pirogue que je devais tenter fin 2012. Le bateau était en construction et je commençais à mettre en place des partenariats. Du coup j’ai tout interrompu durant près de quatre mois. Aujourd’hui je n’ai plus de chantier pour redémarrer la construction de la pirogue, le projet n’est plus réalisable dans les délais, je n’ai plus de partenaires et plus de revenus depuis décembre…"

"Le sentiment d’injustice est énorme et d’autant plus fort que moi, je n’avais rien demandé à personne ! On est venu m’offrir un rêve, on m’y a fait croire et maintenant on me le reprend… C’est dégueulasse, il n’y a pas d’autre mot."

Mais Liz ne veut pas se laisser abattre. On l'a fait rêver à ce Vendée, depuis quatre mois elle ne pense qu'à ça, elle ne veut pas laisser tomber.

"Je vais tout faire pour essayer de trouver un partenaire me permettant de financer la location d’un bateau d’ici [fin juin]. J’en connais un de disponible et prêt à naviguer. Si on y arrive, je fonce. J’essaierai de me qualifier durant l’été pour être prête pour le 10 novembre. Une grande marque de sport avait pour slogan il y a quelques années « impossible is nothing »… Eh bien je vais m’en inspirer et je vous annonce donc officiellement le lancement de mon projet Vendée Globe : Liz Wardley 2012 !"

jeudi 19 avril 2012

Capucine Trochet, "partie seule sur une petite barque"...


Cette fille est une force de la nature. Tout ce qu'elle entreprend, c'est à fond et à l'extrême. Construire à 17 ans une école au Burkina Faso, traverser à pied la Cordillère des Andes, et se lancer dans un projet de mini sans avoir jamais fait de voile. Une hospitalisation difficile et longue fait tomber à l'eau ce dernier projet, mais, à peine sortie et pas encore totalement réparée, elle en fait un autre, et non des moindres: celui de traverser l'Atlantique à bord de Tara Tari, un petit bateau en fibre de jute, construit au Bangladesh.
Partie le 17 novembre de La Ciotat, elle a traversé la Méditerranée en plein hiver, une expérience parfois douloureuse et difficile...

A présent à Gibraltar, elle prend le temps de réparer son bateau, et de se reposer, avant de repartir pour les Canaries...

dimanche 15 avril 2012

Transat AG2R, 20 ans

La Transat AG2R LA MONDIALE fête cette année ses 20 ans. L'occasion, pour les organisateurs, et les coureurs, de revenir sur les 10 éditions de cette course, leurs souvenirs, les vainqueurs...
Depuis sa naissance en 1992, la Transatlantique AG2R est l'unique course transatlantique en double à armes égales. Seules comptent alors les qualités physiques et mentales de l'équipage. Le parcours, le bateau et les concurrents ont changé, mais l'esprit demeure.

mercredi 11 avril 2012

Les filles du Spi

Ce weekend, du 5 au 9 avril, avait lieu à La Trinité sur Mer le Spi Ouest-France Intermarché. Pour la 34e édition de la course qui marque chaque année le début du printemps, et dans des conditions de vent idéales, 448 équipages se sont disputés une dizaine de manches par série. Les classes présentes? 6,50, Longtze, Open 5,70, Open 7,50, Seascape 18, J 80, M34, Grand Surprise, J 111, First 31,7, et quatre IRC.
Les "Princesses" de Bretagne

dimanche 8 avril 2012

Karoll Nekonen, photographe...

 

Karoll Nekonen est le photographe de la dernière Women's Cup. Durant tout le weekend de l'événement, il a suivi les voileuses sur l'eau pour immortaliser ces moments de sport et de convivialité entre filles. L'aspect "vintage" de ses photos leur donne un ton à la fois onirique et romantique, bien différent des autres photographes sportifs. Peut-être parce qu'il est, avant tout, un artiste rêveur...


jeudi 5 avril 2012

Festival du Livre & Mer

Ce weekend, à Concarneau, aura lieu le 28e Festival du Livre & Mer
Du 6 au 8 avril, de nombreux auteurs, romanciers, libraires, se donnent rendez-vous dans un grand salon consacré à la littérature maritime.

Créé en 1985 par Henri Queffélec et Michaël Micheau-Vernez, le Salon du livre maritime, qui est depuis devenu le Festival du Livre & Mer.

Pendant trois jours, les auteurs, éditeurs, libraires, artistes, scientifiques, se côtoieront et se succèderont dans la grande librairie maritime, et au cours des nombreux cafés littéraires, à travers des conférences et projections de films.

Cette année, l'invitée d'honneur est Anne Queffélec, qui donnera une conférence le samedi à 19h à la Grande Librairie, en hommage à Henri Queffélec.

Pour plus d'infos sur le programme...


Claire G.

mardi 3 avril 2012

Tara, retour sur l'expédition

Photo A. Deniaud
Le weekend dernier, c'était la fête à Lorient. Tara est revenue après une expédition de deux ans et demi autour du monde, et plus de 62 000 milles parcourus à la recherche du plancton marin.

Tara Océans, c'est le nom de cette septième expédition de la célèbre goélette, est la première tentative d'étude planétaire du plancton marin.

Cette étude, à la fois gigantesque et minutieuse, trouve son fondement dans l'étude du réchauffement climatique, l'objectif premier de Tara, depuis sa création, étant de comprendre l'impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes. Presque deux cent scientifiques travaillent ou ont travaillé autour de cette expédition, qui a également pour but de fournir des échantillons à l'ensemble de la communauté scientifique mondiale.
"Du virus aux petits crustacés, ces organismes microscopiques produisent la moitié de l'oxygène mondial et sont à la base de la chaîne alimentaire. C'est le réacteur de la planète. Sans eux, on n'existerait pas"
Eric Karsenti, biologiste à l'origine de l'expédition

Le plancton marin est le seul écosystème continu sur la surface de la Terre. Il joue un rôle déterminant dans le climat de notre planète: à lui seul, le phytoplancton, plancton végétal, produit la moitié de l'oxygène que nous respirons sur Terre. Avec le zooplancton, ou plancton animal, il compose le plancton marin, à la base de la chaîne alimentaire, et qui est affecté très rapidement par les variations climatiques, dans sa taille et sa nature. 
Modification des courants marins, acidification des océans, sont des conséquences marines déjà observées du réchauffement planétaire. Quel est leur impact sur l'ensemble des créatures marines? Comment prévoir les prochaines conséquences de ce réchauffement? C'est à partir du plancton que les scientifiques pourront le découvrir.
Pour les scientifiques, la mission n'est pas terminée. Toutes les données récoltées pendant ces deux ans et demi vont devoir être triées, classées, étudiées, comparées. Ce n'est que le début de l'étude scientifique des échantillons prélevés et des données récoltées par l'expédition. Autrement dit, des années de travail encore pour les scientifiques.

Quant à Tara, après quelques travaux de réfection, elle repartira en mai 2013 pour une nouvelle expédition en Arctique.
Outre la partie scientifique du projet Tara, l'initiative a aussi le but de sensibiliser, faire connaître, renforcer la conscience environnementale du grand public, autour de cette problématique de réchauffement climatique.
C'est ainsi que se déroulait, ce week-end, à Lorient, une grande fête, pour l'arrivée de ce bateau historique qui rappelle les expéditions de Darwin. Au programme, expositions des artistes embarqués, projections de films, village des associations, spectacle pour les enfants... Toute la semaine qui suit, des classes ayant suivi le projet Tara et préparé des travaux sur le thème, peuvent aller visiter Tara et rencontrer les acteurs de l'expédition.
Les enfants sont en effet un public majeur visé par le projet Tara, qui a également mis en place depuis quelques années le club Tara Junior, afin de sensibiliser et impliquer les enfants dans ce projet.

Photo V. Hilaire


Pour en savoir plus: http://oceans.taraexpeditions.org


Claire G.

samedi 31 mars 2012

Sarah Hébert, portrait d'une fille de l'Océan


Elle a fait beaucoup parler d'elle ces derniers mois, et pour cause! Elle a tenté de traverser l'Atlantique sur une planche à voile grand public. Elle vient d'arriver en Guadeloupe, après 19 jours de navigation, dont 12 en planche. Un exploit jamais tenté sur une planche grand public.

Mais qui est réellement Sarah? A présent rentrée de Guadeloupe, des souvenirs plein la tête, nous allons à la rencontre de la jeune fille qui fait battre le cœur de nombreux supporters, de part et d'autre de l'Atlantique, et même partout dans le monde, partout où, comme elle, on croit aussi que quand on veut on peut, ou autrement dit "avec du cœur, tout est possible", puisque c'est là sa devise.

mercredi 28 mars 2012

Prévenir la cystite


Envie incessante de faire pipi, douleurs et contractions musculaires dans le bas-ventre, sensation de brûlure intense pendant et après le passage de l'urine, une femme sur deux a connu au moins une fois dans sa vie les symptômes de la cystite.
Pas toujours aussi violente, la cystite est l'un des principaux problèmes rencontrés par les femmes lors de la pratique de la voile, et peut-être aussi l'un des premiers à les faire renoncer à cette activité.




Ces infections urinaires peuvent avoir plusieurs causes:

- La principale est liée à la morphologie féminine: la faible longueur de l’urètre chez la femme favorise la contamination par les germes intestinaux et vaginaux qui peuvent rapidement migrer jusqu’à la vessie, malgré le “nettoyage” régulier réalisé par le passage de l’urine lors des mictions. Les femmes sont donc toutes spécifiquement exposées à ce risque.
- Autre cause: la modification de la flore bactérienne lors de rapports sexuels, ou de changements hormonaux, lors de la grossesse ou de la ménopause.
- Une hygiène pas assez ou trop rigoureuse: le déséquilibre de la flore peut être provoqué par une hygiène trop rigoureuse, telle que les douches vaginales, les savons trop agressifs ou les bains moussants. A l'inverse, la transpiration et la macération (dans des vêtements trop serrés et synthétiques) favorisent les contaminations par les germes.


Pourquoi les voileuses sont-elles plus touchées par ces problèmes?

Comme nous l'avons dit, l'urine a des propriétés nettoyantes et antibactériennes. Il est important d'uriner régulièrement et abondamment pour nettoyer l'urètre et empêcher la contamination des germes qui pourraient s'y insérer. Il faut donc pour cela boire beaucoup d'eau régulièrement.
Or, en bateau, on boit peu, et on urine peu. Combien d'entre-nous n'ont pas déjà hésité à boire beaucoup d'eau, en bateau, de peur de devoir aller trop souvent aux toilettes? Descendre dans le bateau, retirer harnais, ciré, pantalon, pour aller dans ces toilettes étroites et malodorantes pendant que le bateau gîte et tape sur les vagues? Ce n'est pas une perspective très réjouissante... et pourtant...
Lorsque l'on passe beaucoup de temps sur l'eau, en croisière ou en voile légère il est très important de pouvoir s'hydrater correctement, et de se permettre de faire pipi régulièrement. Ce n'est pas toujours facile lorsque la mer est mauvaise, ou si le bateau ne comporte pas de toilettes, ou encore lors d'un raid en voile légère, où tant de filles n'osent pas faire pipi dans la combi!

Si ça empire...

Il faut traiter rapidement, avant que l'infection n'atteigne les reins, car les conséquences peuvent être plus graves. Si la cystite s'accompagne de douleurs lombaires, de fièvre et de nausées, il faut consulter sans attendre! Attention, car la cystite n'apparaît pas systématiquement pour prévenir du danger de calculs rénaux, et les problèmes peuvent se déclarer spontanément au niveau des reins. Il est donc important de bien s'hydrater quel que soit le moment, les conditions, etc...
Si les cystites se répètent, elles peuvent masquer des troubles plus graves.
La plupart du temps bénigne chez la jeune femme, la cystite peut être plus grave chez l'homme, l'enfant, la femme âgée et la femme enceinte.
 

Précautions à prendre pour l'éviter

- Boire beaucoup d'eau (1,5 L par jo
ur) et ne pas hésiter à aller faire pipi (on évite aussi le mal de mer: rester des heures à se retenir peut aussi être une des causes du mal de mer).
En voile légère, ne pas hésiter à s'arrêter, se mettre à l'eau et uriner dans la combi: tant qu'elle n'est pas infectée, l'urine est stérile, et elle sera vite rincée par l'eau de mer. On rincera bien la combi à l'eau douce le soir même.
- Eviter alcool (vins blancs, champagne, bière) et certains plats épicés
- Uriner systématiquement après un rapport sexuel
- Effectuer une toilette intime une fois par jour avec de l'eau et un savon au ph neutre (maxi 2x/jour, et surtout pas de "douche vaginale"!)
- Eviter les sous-vêtements synthétiques et les pantalons moulants (la transpiration favorise la multiplication des germes), privilégier les sous-vêtements en coton.
- Changer de sous-vêtements tous les jours (ça va sans dire, mais sur de longues navigations ce n'est pas toujours évident...)
- Rincer son maillot de bain tous les soirs à l'eau claire (ainsi que la combi).

Comment se soigner?

Tout d'abord il faut continuer à boire énormément, car le passage de l'urine chasse en partie les bactéries responsables de l'infection. C'est également bien moins douloureux de faire pipi pour de vrai, que d'aller aux toilettes pour quelques gouttes seulement.

La cystite peut la plupart du temps être soignée par un antibiotique, mais il existe aussi des remèdes naturels, tels que le jus de canneberge (ou cranberry), qui, par une action directe sur les bactéries responsables de la cystite, les empêche de se fixer sur les parois de la vessie. Cette plante peut également être prise sous forme de compléments alimentaires, en prévention. L'acupuncture peut aussi avoir un effet, en particulier pour les personnes sensibles aux cystites à répétition.

Dans tous les cas il est préférable de consulter un médecin avant toute autre chose.



Claire G.

mardi 20 mars 2012

J'ai navigué sur... un Pogo 8.50

Quelques mots sur cette rubrique, avant tout:

Elle existe déjà dans la plupart des magazines de voile. Souvent écrite par des hommes, qui en font quelque chose de très technique, je ne sais pas si beaucoup de filles les lisent (bouh, ça y est, je refais des généralités...). En tout cas, moi, je trouve ça souvent indigeste, donc je ne les lis pas (sauf si vraiment, ça concerne un bateau qui m'intéresse). Mais d'ailleurs, peut-être que c'est juste parce que je les lis pas que je dis ça, si je les lis pas, je peux pas savoir...
L'idée est donc de transmettre des expériences, féminines, uniques, qui n'ont rien d'universel, mais qui pourront intéresser d'autres filles (j'espère). L'idée est que cette rubrique soit écrite par n'importe laquelle d'entre nous, qui souhaite partager une expérience sur un bateau, ou une planche à voile, ou n'importe quoi de flottant et naviguant, d'ailleurs...
Donc j'invite toutes celles qui naviguent ou ont navigué quel que soit le support (et quel que soit le niveau, le but n'est pas d'impressionner les autres en montrant qu'on est capable d'évaluer un bateau comme un pro...), et qui ont envie de partager leur expérience, à me contacter pour m'aider à remplir cette rubrique.

N'hésitez pas également, si vous avez aussi navigué sur ce bateau, à laisser des commentaires pour partager aussi votre expérience.

Le Pogo 8.50, quelques précisions

Créé en 1999 par le chantier Structures, à Sainte-Marine, Finistère. Il gagne la transquadra solo la même année entre le mains de Michel Mirabel. Sa commercialisation s'arrête en 2010, entre temps, plus de 180 unités ont été vendues. ("blabla" du site de Structures)
  • Longueur : 8.50m
  • Largeur max : 3.60m
  • Déplacement lège : 2.8t
  • Bi-safrans, insubmersible
  • 6 couchettes
  • Catégorie A
  • Grand voile : 26m²
  • Génois : 27m²
  • Spi maxi : 74m²
Comme au moment où j'ai fait cette croisière je n'avais pas prévu d'en faire un article, je n'ai pas pris de photos.... Celles qui sont ici proviennent d'autres sites, dont j'ai laissé la signature...

Ma nav:
Une croisière côtière d'une semaine (à thème "manœuvres" mais pas d'entraînement régate). Cinq personnes à bord, au mois d'avril, en Manche.
Une semaine où l'on a rencontré à peu près toutes les conditions de vent et de mer.

Mon avis sur le bateau:
Photo monvoilemag

Navigation 
C'est un bateau très stable, au près comme au portant. Il avance bien, est réactif et tout et tout.
Au près,  bien réglé, il se barre tout seul. Il gîte mais fend assez bien les vagues, et est assez stable. Après, ça peut dépendre du barreur et des équipiers, mais quand on navigue sur un bateau comme ça, on a envie d'être "au taquet" sur les réglages!
Au portant, sa carène "planante" lui permet d'aller très vite, on atteint facilement les 10 nœuds sous spi. Nous, on avait un spi symétrique, mais il existe aussi en asymétrique.
Le pont est super large et plat, qui permet une bonne aisance dans les déplacements pour les manœuvres.
Le cockpit est pratique pour naviguer en équipage réduit, mais pas très pratique pour s'asseoir à cinq lors d'un long bord en croisière. Mais au près, les équipiers sont au rappel, n'est-ce-pas? avec le petit rail de fargue dans les fesses (mais ça, sur tous les bateaux...) et au portant, il y a la place de chaque côté du cockpit.
Photo ouestbateaux

A la cape, le bateau garde beaucoup d'erre: on ne peut pas pousser la barre à fond, elle reste à 30° du tableau arrière (euh, à peu près, ce n'est sûrement pas une mesure exacte, mais vous voyez l'idée), et donc le bateau continue à avancer assez vite, il ne "décroche" pas.
Idem lorsqu'on essaie de s'arrêter voiles faseyantes, il reste léger et ne s'arrête jamais longtemps.

On a navigué dans toutes les conditions, mais c'était il y assez longtemps, et je ne me souviens pas du coup de détails concernant chaque condition dans laquelle on a navigué...




Vie à bord
Il faut le dire, ce n'est pas très confortable. Les varangues sont apparentes, il n'y pas de planchers, c'est un peu difficile de marcher. Mais au moins, on voit tout de suite s'il y a de l'eau dans les fonds.
La cuisine est très rudimentaire: des bidons d'eau amovibles, un ou deux feux voire pas du tout selon les modèles. Je e me souviens pas s'il y a un frigo mais j'en doute fort...
Il est plutôt fait pour la course, en équipage pas trop nombreux, mais on survit quand même largement, à cinq, pendant une semaine!
Peu d'intimité: pas de portes aux cabines, mais des rideaux (même pour les toilettes, alors quand on est la seule fille du bord, avec 4 mecs... ils prennent l'habitude d'aller discuter sur le pont, et puis voilà! De toute façon, on ne fait pas de mouillages le soir. Le davier est tout petit, (amovible et en option, apparemment, si l'on en croit l'association de Pogo 8.50-istes...) et il ne donne pas très envie de passer la nuit au mouillage... Il servira seulement pour un pique-nique le midi par temps calme...
Photo wanaboat
Je ne sais pas s'il y a une place prévue pour le radeau de survie, mais le nôtre avait été rajouté tout à l'arrière, à côté de l'échelle de bain, si bien qu'il était à moitié dans l'eau... pas top!


Bi-safrans
Ce bateau a deux safrans.
Pratiques au près dans la gîte, car le bateau reste très stable et manœuvrant, mais pas toujours au port:

le bateau doit avoir de l'erre pour pouvoir être manœuvré en marche avant ou arrière. (contrairement à un bateau ayant un seul safran, qui peut donner une impulsion rapide d'un côté ou de l'autre, lorsqu'on enclenche la marche avant et que l'hélice envoie l'eau directement sur la pelle de safran) 
C'est un coup à prendre, pour les demi-tours, mais il est très manœuvrable en marche arrière.



Bilan: 
Un très bon bateau, pour naviguer dans toutes les conditions, en équipage ou en solo. Clairement fait pour aller vite, pour la régate, et très agréable à barrer, manœuvrer, etc...
C'est quand même super de naviguer sur un bateau qui avance vraiment, et qui se manœuvre aussi bien. Si bien qu'on en oublie le confort rudimentaire du bord: on ne peut pas tout avoir non plus...
(et puis certains me rappelleront qu'il y a 25 ans, l'école de voile, c'était à cinq dans un Mousquetaire...) 



Claire G.

dimanche 18 mars 2012

Le Moteur in-board, partie 1

La mécanique, ce n'est pas votre truc? Le moteur vous fait peur? 
Rassurez-vous, ça se soigne!
Avec ces quelques explications, tout va devenir clair et limpide et le moteur in-board n'aura plus de secrets pour vous.
Fonctionnement, entretien, pannes possibles... ce gros dossier fera l'objet d'une publication en deux parties. N'hésitez pas à poser des questions en commentaire si quelque chose n'est pas clair!

Le moteur diesel, première partie

Le principe d'un moteur : créer un mouvement (rotatif) à partir d'une source d'énergie.
Vous le savez sans doute déjà, il y a plusieurs types de moteurs: les moteurs dits "à combustion interne" (les plus répandus, et ceux qui vont nous intéresser), mais aussi les moteurs électriques, les moteurs à air comprimé...
Parmi les moteurs à combustion interne: ceux qui fonctionnent à l'essence, et ceux qui fonctionnent au gasoil, autrement appelés moteurs Diesel (du nom  de l'ingénieur allemand Rudolf Diesel qui a mis au point son élaboration en 1897).
La principale différence réside dans la température à laquelle ces hydrocarbures brûlent: l'essence brûle à faible température, grâce à une étincelle créée par une "bougie d'allumage", tandis que le gasoil a besoin d'une température (ou une pression) très élevée pour brûler, sans recourir à l'allumage par une bougie.
Parmi les moteurs, vous entendrez parler de "2 temps" ou "4 temps". Cela ne nous intéressera pas pour l'instant, sachez seulement que le moteur diesel, qui est celui qui nous intéresse, fonctionne en quatre temps. Nous verrons plus tard de quoi il s'agit.


Les différentes pièces composant le moteur et leur utilité:



Les pièces principales:
Vue en 3D de l'intérieur du bloc moteur

- un bloc creux, composé de plusieurs trous appelés cylindres dans lesquels aura lieu la combustion.
- un axe central, appelé vilebrequin, qui transmet son mouvement rotatif à l'hélice par l'intermédiaire d'engrenages.
- des pistons, qui montent et descendent à l'intérieur des cylindres, et reliés au vilebrequin par la bielle qui transforme leur mouvement de haut en bas en mouvement rotatif.
- des soupapes, qui bouchent l'entrée et la sortie d'air, et qui s'ouvrent à intervalle régulière pour laisser entrer l'air ou sortir les fumées d'échappement.  On les appelle respectivement soupape d'admission et soupape d'échappement. Elles sont actionnées par les cames.
- un ou deux axes appelés arbres à cames.
- le tout baignant dans un fond d'huile, aidant à la lubrification, donc à limiter les frottements, donc à éviter la surchauffe!



Dessin de coupe d'un cylindre: les cames, soupapes, piston, bielle et vilebrequin en pleine action!

Ok, jusque là, ça va? Nous allons le voir en fonctionnement, tout va s'éclairer.


Fonctionnement du moteur diesel:
Les quatre temps du moteur diesel


Le moteur fonctionne en plusieurs étapes:

1.l'air entre dans le cylindre. C'est l'admission.

2. le piston remonte et comprime l'air: c'est la compression.

Le gasoil est vaporisé par l'injecteur à haute pression dans l'air comprimé.

3. Le mélange gasoil/ air atteint une très haute pression et une très haute température. Il s'enflamme: c'est la combustion. Immédiatement, la pression générée par cette petite explosion fait redescendre le piston: c'est la détente.

4. le piston remonte, et chasse du cylindre les gaz d'échappement: c'est l'échappement.


Pendant tout ce temps, le vilebrequin a fait deux tours. Ces quatre étapes (admission, compression, combustion/détente, échappement) sont ce qu'on appelle les quatre temps du moteur.




Vous savez tout!



Quelques détails supplémentaires....

IMPORTANT: L'injecteur et la bougie de préchauffage:

Comme nous l'avons dit, le moteur diesel n'a pas besoin d'étincelle pour faire brûler le gasoil. Il suffit d'injecter, à forte pression, une toute petite quantité de gasoil dans l'air comprimé. Le mélange comprimé montant à une température d'environ 600°C, le gasoil brûle spontanément.

Cependant, il peut arriver qu'un moteur diesel ait une bougie (c'est le cas pour la plupart). Elle ne sert pas à allumer, mais seulement à préchauffer l'air lorsque le moteur est encore froid, au démarrage.
Si le moteur est trop froid, l'air comprimé ne sera pas assez chaud pour que le gasoil brûle. La plupart des moteurs in-board en ont, c'est pour cela qu'on doit attendre quelques secondes avant de démarrer le moteur, en levant la petite manette de préchauffage (différent selon les modèles).
Sur le dessin la bougie de préchauffage n'apparaît pas, mais elle serait positionnée à côté de l'injecteur, afin de chauffer l'air dans la chambre de combustion.


(moins important) Le piston et ses segments:

Sur le piston, vous voyez trois traits horizontaux: ce sont les segments, de petits anneaux en métal qui raclent la paroi du cylindre et assurent l'étanchéité du piston. Ils ont chacun un rôle:
- le premier, le plus haut, est le segment coupe-feu. Il stoppe le feu de l'explosion et permet au piston de redescendre sous la pression.
- le deuxième est le segment d'étanchéité. Il stoppe les fuites de gaz passées à travers le coupe-feu.
- le troisième est appelé racleur: il racle l'huile sur la paroi du piston pour éviter qu'elle soit brûlée.


à suivre dans un prochain article:
- refroidissement, lubrification: les circuits du moteur
- pannes possibles
- entretien annuel




Claire G.

vendredi 16 mars 2012

Il flotte!

Hier matin, dans le port de Concarneau, c'était l'effervescence. Entre euphorie et solennité. Samantha Davies, que l'on ne présente plus, mettait à l'eau son nouveau bateau, Savéol, avec lequel elle repartira autour du monde à l'occasion du prochain Vendée Globe.
Aux côtés de Savéol, d’autres partenaires se sont fédérés autour projet et partageront l’aventure de Samantha, comme Mât de Misaine, Nextstage, Mobil-Home Rideau, Groupe Erget, Cyrus et FIP.
Mise à l'eau du 60' Savéol - Concarneau Port de Pêche - 15/03/2012 - Crédit : Windreport

Le bateau, acheté à Véolia à la fin de l'année 2011, était préparé soigneusement dans un chantier de Concarneau. A présent, il porte les couleurs et les tomates du nouveau partenaire de Sam,  et est fin prêt pour les premiers essais sur l'eau, et le début des entraînements.

"Bien que ma présence soit déjà confirmée depuis décembre au Vendée Globe, c’est vraiment en voyant mon beau bateau toucher l’eau ce matin que j’ai réalisé et que le projet a pris toute sa dimension. C’est vraiment un sentiment d’impatience, d’excitation et d’adrénaline qui commence  à couler dans mes veines !!!"

Bilou (Roland Jourdain), ancien skipper du bateau, était présent pour cette passation officielle, un brin de nostalgie dans les yeux.
A présent, le bateau va être amené à Port-la-Forêt, son port d'attache, et commencera à naviguer dès lundi. "J'ai trop hâte!" confie Sam.
Samantha, qui avait terminé son premier Vendée Globe à la 4e place, en 2009, espère bien finir sur le podium cette année.

plus d'infos: http://www.samdavies.com



Claire G.

mercredi 14 mars 2012

Des salopettes pour les nénettes

(oui, pardon , la rime est vraiment pourrie)

Si vous envisagez cette année de renouveler votre équipement, voici pour vous un petit aperçu de ce qui se fait à présent en matière de vêtement technique, spécifiquement pour nous, les femmes.
De plus en plus de marques s'y mettent, et même si parfois les couleurs laissent encore à désirer, on n'est plus obligées de s'habiller en taille XS de vêtement homme.

J'ai choisi de me concentrer sur les salopettes, car c'est là qu'il y a de réels enjeux, n'est-ce pas, et de réelles améliorations de notre confort... En ce qui concerne les vestes, elles pourront faire l'objet d'un prochain article si vous le souhaitez.
J'ai donc rassemblé ici quelques salopettes de quart, dédiées à différents types de navigations, qui nous permettront enfin de pouvoir quitter le port en toute sérénité (en ce qui concerne notre vessie, au moins)!

Comme je n'ai pas pu toutes les tester, j'invite celles qui l'ont fait à laisser un commentaire, afin de faire profiter de votre expérience les autres lectrices. C'est à travers ces échanges que cet article se révélera le plus utile, je pense...

J'ai donc sélectionné pour vous quatre marques, qui proposent des salopettes pour chaque type de navigation, et pour tous types de budget.


Sailing 4 Woman:
C'est la première marque à ne proposer que des vêtements spécifiquement féminins, et ils sont très adaptés à la morphologie féminine, ainsi qu'aux spécificités techniques de la voile.
Deux gammes, une pour la navigation côtière, appelée Artémis, l'autre pour la navigation hauturière, appelée Gaïa.

Artémis
Artémis
Pour la navigation côtière, eaux intérieures en compétition ou loisir. 
Salopette légère et respirable, étanchéité assurée en deux couches (1 couche extérieure en nylon très résistant à l’abrasion, aux UV, souple et ultra légère, et 1 membrane intermédiaire assurant l’étanchéité et la respiration). Doublure intérieure flottante en filet laissant passer l’humidité du corps et assurant la finition.
Epaules, dos, hanches et entrejambes en bi-stretch* pour une excellente liberté de mouvement. Système rabat épaules sur poitrine idéal. Sytème de convénience féminin "Drop Seat".

tailles: du XS au XL
coloris: blanc
prix: 195€


Gaïa


Gaïa
Pour la navigation hauturière en situation extrême et en courses Océaniques. Système de  trois couches assurant l'imperméabilité et la respiration et au tissu anti-abrasif à base de kevlar. Epaules, dos, hanches et entrejambes en bi-stretch pour une excellente liberté de mouvement. Système rabat épaules sur poitrine idéal. Système de convénience féminin "drop seat".

tailles: du XS au XL
coloris: bleu
 prix: 439,90€





 Musto:


BR2
BR2
Pour la navigation côtière, en loisir ou régates. Deux couches assurant l'imperméabilité et la respiration, bretelles réglables en velcro, système drop-seat par double zip permettant de rabattre le dos de la salopette. Genoux articulés pour faciliter les mouvements, et patchs résistants aux abrasions.

tailles: du XS au XL
coloris: noir, rouge
prix: 289€







MPX


MPX
Pour la navigation intensive hauturière.
Étanchéité et respiration assurées par le système trois couches Gore-Tex (garanti à vie). Protection remontant sur la poitrine, permettant de le porter sans veste. Genoux articulés, patchs résistants à l'usure et aux frottements. Système drop-seat identique à la précédente.

tailles: du XS au XL
coloris: blanc, rouge
prix: 415€






Gill:
OS2

OS2

Le pantalon OS2 est conçu pour la navigation côtière et en mer. Étanchéité et respiration assurées par un système de tissu laminé deux couches "trois points". Avec son design féminin, ce pantalon est doté du drop seat zippé.
Genoux articulés, panneaux résistants à l'abrasion, poches chauffe-mains en polaire.


tailles: du XS au XL
coloris: noir
prix: 210€








OS1


OS1
Conçue pour les pires conditions envisageables, la Salopette Femme OS1 est résistante, entièrement étanche et confortable pour traverser les océans. Avec une protection supplémentaire au niveau des genoux et des fessiers, des poches chauffe-mains doublées en polaire et une coupe drop-seat spécifiquement féminine. Etanchéité assurée par un système trois couches "5 points" (échelle de qualité de Gill).

tailles: du XS au XL
coloris: noir
prix: 300€








Tribord:

Chez Tribord, il n'y a que le pantalon de la gamme "intensive et/ou hauturière" qui ne soit adapté aux (petits) besoins des femmes... La salopette "côtière" n'a rien de plus qu'une salopette homme, si ce n'est la forme (ceintrée) et la taille, je ne la présente donc pas.
Pantalon CR900

Pantalon CR900
Conçu pour la pratiquante intensive de voile habitable en régate ou en navigation hauturière.
Imperméabilité assurée par un système de tissu laminé en trois couches, coupe-vent, déperlant, et respirant. Fessiers et genoux renforcés anti-chocs. Réglage à la ceinture et à la taille.
S'enfile et s'enlève très facilement.

tailles: du XS au XL
coloris: gris
prix: 129,90€








Allez, à vos commentaires! Dites-nous ce que vous avez essayé...


Claire G.

lundi 12 mars 2012

15 minutes de yoga par jour


sur la plage, sur le ponton, ou dans votre salon

Que l'on navigue ou pas, notre corps a besoin de s'étirer.
Dans un bateau, il est sans cesse sollicité, dans des positions inhabituelles, devant répondre aux mouvements incessants du bateau, qui le tassent. Si vous naviguez en planche ou en voile légère, vos muscles sont soumis à des efforts violents*.

Les quelques postures que je vais vous présenter sont difficiles à pratiquer directement sur le bateau, mais pourront l'être aisément sur un ponton ou sur la plage, ou encore dans votre salon, pas besoin d'attendre de naviguer pour profiter des bienfaits de la pratique yogique!

samedi 10 mars 2012

Anne Liardet pour l'égalité

Photo Didier Olivré
Le 8 mars, c'était la journée de la femme. Le 8 mars, Anne Liardet, première femme française à annoncer sa participation au Vendée Globe 2012, présentait son projet.

Un projet social, un projet unique, celui de courir sous les couleurs de l'égalité hommes-femmes. Un sujet délicat, dont elle parle avec beaucoup de justesse.

Avec son sourire franc et ses yeux pétillants, Anne convainc tout de suite. Son projet, elle y pense depuis plusieurs années. Elle est confiante, elle y croit, et nous aussi.


Une expérience douloureuse

En 2004, elle avait été la première navigatrice à courir le Vendée Globe sous les couleurs de Roxy. Mère célibataire, elle avait prouvé qu'une femme peut concilier vie de famille et carrière de marin au large. Son sponsor était content du résultat, et prêt à réitérer l'expérience. Mais avec une autre. Une plus jeune. "Ils m'ont virée parce que j'étais trop vieille. Ça ne me serait jamais arrivé si j'étais un garçon."
Tout est dit.
"Il n'y a pas que dans le milieu de la voile que les femmes se font marcher dessus pour de mauvaises raisons." ajoute-t-elle. Son combat n'est pas personnel, il est universel.
Mais attention, c'est un sujet délicat, qui peut devenir épineux. "Je ne veux pas que ça ait des couleurs agressives. Les choses ne peuvent se passer bien que s'il y a complicité entre les hommes et les femmes pour faire avancer le sujet."


Un projet collectif

Anne se bat pour l'égalité, mais pas toute seule. Le projet, elle l'a monté avec Françoise Morvan, présidente de la coordination française pour le lobby européen des femmes, une ONG qui travaille à promouvoir l'égalité dans tous les pays et sur tous les sujets. La voile, en particulier à travers des événements tels que le Vendée Globe, est un très bon vecteur pour faire passer des messages. Anne espère aussi parvenir à sensibiliser les enfants, beaucoup d'écoles suivant de près les aventures des marins lors de cette course au large.
Cette course, Anne l'a dans le sang. Avec passion, elle nous emmène avec elle à travers les souvenirs de son précédent Vendée Globe, en 2004-2005. "Ce qu'il reste d'une course pareille, c'est beaucoup d'images, c'est de la magie, le plaisir d'être en mer. [...] Sur un bateau, c'est l'endroit où j'ai le plus confiance en moi au monde. Sur ce Vendée-là, j'ai eu la confirmation que c'était vraiment mon univers."


Qui cherche des partenaires "socio-responsables"

Mais Anne n'a pas encore tout le financement pour sa course. Son projet devra être porté par une dizaine d'entreprises, associations ou collectivités mécènes, qui s'engageront fortement pour promouvoir les valeurs de l'égalité autour du monde. Le budget total s'élève à 2 500 000 euros. Pour les dix entreprises ou institutions "socio-responsables", cela reviendrait à 250 000 euros pour deux ans, soit 125 000 euros par ans, moins que le financement d'un figaro.
"Il est évident que j'aurai un déficit de préparation par rapport à ceux qui naviguent depuis des mois et qui ont déjà leur bateau." Mais elle reste confiante, et ne doute pas de la réussite de ce projet. Anne croit en son projet, et le portera jusqu'au bout. "C'est une de mes fiertés, c'est que j'ai toujours ramené mes bateaux au port. Pour un marin, c'est quelque chose de super important."
A bon entendeur...



Claire G.

Vendée Globe 2012: Trois filles dans la course



Liz Wardley révélera le 9 mars son sponsor et son bateau pour le prochain Vendée Globe. C'est la 2e femme à annoncer sa participation, après Sam Davies, sponsorisée cette année par Savéol (eh oui, Roxy, c'est fini!)

Originaire de Papouasie - Nouvelle-Guinée, elle a été vice-championne du monde de Hobie Cat en 1998, et a déjà effectué un tour du monde à bord d'Amer Sports Too, en 2001-2002 pour la Volvo Ocean Race. En 2002, elle a construit un proto Mini 6,50 en Nouvelle-Zélande, puis participé à plusieurs saisons en Figaro. « Etre au départ du Vendée Globe cette année est génial et inattendu. Je cherchais des sponsors pour une transat en pirogue, et finalement je trouve un partenaire pour trois saisons et j’intègre une équipe qui me permettra de me préparer dans les meilleures conditions. Dire que le Vendée Globe est un rêve d’enfant serait exagéré, car j’ai commencé à naviguer en Australie où cette course est moins connue. Mais depuis que je vis en France et que je cours en solitaire, le Vendée est devenu un objectif. Maintenant j’ai hâte de m’entraîner sur l’eau. Je prendrai le départ de ce Vendée Globe en compétitrice, avec l’objectif premier de finir, préalable à tout résultat. »

jeudi 8 mars 2012

Recycler sa combi: le défi de Neocombine


Neocombine est une association à but non lucratif qui regroupe des surfeurs, designers et des bénévoles, amoureux de la mer et préoccupés par l'environnement, et qui ont décidé d'agir localement en recyclant les combinaisons en néoprène.
"Nous récupérons les vieilles combis des clubs et de nos amis. C'est une façon de rencontrer des gens qui ont le même état d'esprit."


Comme l'explique Sandrine Muller, l'initiatrice du projet, le néoprène à l'heure actuelle n'est pas recyclé, contrairement aux plastiques et aux pneus. Pourtant, il est composé de caoutchouc synthétique au même titre que les pneus. Il contient du carbone et du chlore. Son incinération dégage du monoxyde de carbone et des fumées hautement toxiques.


"L’objectif de Néocombine est de faire comprendre aux gens qu’il est nécessaire d’avoir une démarche globale et cohérente en tant que « consommateur », au sens large. La pratique de sports nautiques n’est pas dépourvue de conséquences sur l’environnement, et il est grand temps d’en prendre conscience."
L'association se propose donc de récupérer ces vieilles combis, et de les transformer, tout en limitant l'impact écologique, en les traitant avec un anti-bactérien biodégradable, puis en les faisant sécher au soleil (pas besoin d'électricité), pour ensuite les découper en petites bandelettes, qui seront à leur tour imprimées (avec une encre à base d'eau), puis cousues à la main, pour en faire de jolis bracelets colorés.
Il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts, de toutes les couleurs, à poids ou à motifs, agrémentés de coquillages ou de sequins...

 



Plus d'infos:
http://neocombine.com/








Claire G.

mardi 6 mars 2012

Sarah Hébert, c'est fini "pour cette fois"...

Photo Pierre Bouras
Bon, un petit article qui n'était pas prévu au programme (parce que quand même, un magazine papier peut se permettre de relayer les infos de façon mensuelle, il n'a pas le choix, mais un blog, j'aurais l'air maline à donner les infos dans un mois quand tout le monde les aurait déjà eues...)

Sarah Hébert, dont un "portrait" est prévu ce mois-ci, qui était partie le 22 février de Dakar pour sa traversée de l'Atlantique sur une planche à voile grand public, a décidé ce matin, après une dernière tentative de départ, mais à bout de forces, de mettre fin à son aventure "pour cette fois". Elle avait déjà parcouru presque un tiers de la distance qui la séparait au moment du départ de Saint François en Guadeloupe, dans des conditions plutôt difficiles, voire carrément extrêmes.

Ce weekend, elle a du faire face à des conditions de mer et de vent très difficiles, notamment une mer croisée, et une houle de 3 à 5 mètres, ainsi qu'un vent entre 20 et 30 nœuds, orienté à l'Est, l'obligeant à naviguer à une allure plutôt difficile en planche à voile et avec cette mer, pour pouvoir faire une route la plus directe possible.
Ne pouvant se reposer correctement la nuit, le sommeil perturbé à cause de ces mêmes conditions météo, la fatigue s'accumule et les journées de navigation sont de plus en plus difficiles.

Elle a supporté les douleurs multiples (bras, genoux, dos) avec force et combativité, mais dimanche, son corps lui a envoyé une alerte: prise de vertiges, à la limite de perdre connaissance, avec des symptômes de représentation spatiale altérée, elle a immédiatement demandé au bateau de venir la rejoindre.
Photo Pierre Bouras

Après une consultation téléphonique avec son staff médical, il s'est avéré qu'elle souffre d'anémie. Un manque de fer qu'il n'est pas possible de compenser à bord. Sans un traitement médical, une alimentation équilibrée et un sommeil réparateur, elle ne pourra pas reprendre les forces qui lui seraient nécessaire à la poursuite de son défi.

Elle finira donc la traversée à bord du Neptune's Car, son bateau accompagnateur, qui compte arriver autour du 11 mars à Saint François.

« L'aventure est belle, dure mais magique. Je ne regrette rien. Tout ce que j'ai vécu avant d'être sur cet océan et pendant la traversée est incroyable. Cela restera à jamais gravé en moi. Je ferai l’analyse de tout ceci une fois reposée, mais je sais déjà que ni ma préparation, ni mon matériel, ni le cœur que j’ai mis à l’ouvrage ne peuvent être remis en question. Il faut parfois simplement accepter ses limites, celle du corps qui dit stop, pour s’éviter le pire. Même si j’accuse le coup, je ne vois que le meilleur pour le moment. J’ai appris sur moi, sur l’Océan et le grand large et toute cette expérience me sera utile à l’avenir pour relever de nouveaux défis » a-t-elle confié par téléphone à son équipe à terre.

Beaucoup de courage, et de persévérance, on félicite Sarah pour ce qu'elle a déjà accompli, et on lui souhaite un bon rétablissement!



 
Claire G.

Women's Cup en J80




Cette première régate 100% féminine, 100% solidaire, tenait sa seconde édition les 3 et 4 mars à Pornichet, sur des J80 mis à disposition par l'APCC voile sportive le CNBPP et le Club Nautique de Pornic. . Cette régate était organisée à l'occasion de la journée de la femme, au profit de l'ONG Plan, dont l'ambassadrice n'est autre que Samantha Davies, et sa campagne "Because I Am A Girl", pour défendre les droits des filles dans le monde.


Vingt-huit équipages entièrement féminins étaient inscrits pour cette course, parmi lesquels des sportives telles que Sam Davies, Julie Bossard, Anne-Claire Le Berre, et des régatières de l'APCC comme Catherine Lepesant ou Christelle Philippe. Toutes venues de disciplines différentes (course au large, match race, et même voile légère), professionnelles ou amatrices, elles se sont confrontées sur le même plan d'eau et des bateaux identiques, dans une ambiance conviviale et sportive aux couleurs fushia de "Because I Am A Girl".

Samedi, deux manches ont été courues pour chaque poule, sous le soleil et avec un vent de sud-ouest mollissant de 14 à 9 noeuds. En fin d'après-midi, et au vu des prévisions météo défavorables du lendemain, les organisateurs lancent une dernière manche pour les rond or et rond argent, afin d'assurer tout de même un classement. Dimanche, comme cela était prévisible, les manches ont été annulées, en raison des mauvaises conditions météo, et la remise des prix avancée à 14h30.


Les régatières de l'APCC, naviguant "à domicile", ont eu l'avantage, et se sont classées 1eres pour l'équipage de Christelle Philippe et 5eme pour celui de Catherine Lepesant. L'équipage de Samantha Davies, ayant été disqualifié lors de la première manche qui partait sous pavillon noir (après un premier rappel général), doit se contenter de la 16e place.

Le podium:

1e. Fifa Girls: Christelle Philippe (APCC) – Gaëlle Raymondi – Amélie Sadoc – Céline Devaux, Marie Noesmoen
2e. La Galerne – Chika Breizh: Anne-Claire Le Berre – Alice Ponsar – Myrtille Ponge – Luce Molinier – Moana Trancart
3e. Princesses de Bretagne: Julie Bossard – Elodie Creac’h – Nolwenn Combeaux - Pauline Courtois – Elodie Fauve – Pauline Chalaux

Par ailleurs, la soirée des équipages a donné lieu à une table ronde sur le thème des femmes dans l'univers de la voile, animée par Sylvie de Ligondès, Bénédicte et Sylvie Viant, héroïnes de Sam à ses débuts. Les filles ont pu partager leurs plus grands moments de voile avec humour et émotion. Des bénévoles de PLAN étaient là également pour parler du parrainage des petites filles et raconter leurs aventures. Tous ces récits ont permis de faire découvrir le programme BIAAG et aura probablement suscité chez les participantes des envies de parrainage.







Claire G.
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